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Net Zero ou Croissance ?
Comment la Belgique peut concilier les deux.

Un regard sur le rapport  McKinsey 2023 avec un focus sur le secteur du bâtiment et net-zero et croissance.

La Belgique sur la voie du Net Zéro 

Le rôle du secteur du bâtiment

Dans le cadre de l’Accord de Paris, la Belgique s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Avec une forte densité de population et une économie hautement industrialisée, elle se classe 7ᵉ parmi les 27 pays de l’UE en termes d’émissions de CO₂ par habitant.

 

Dans son dernier rapport, McKinsey & Company analyse en profondeur le potentiel de la Belgique pour atteindre cet objectif tout en stimulant une croissance économique verte. Le rapport met en évidence les actions et investissements nécessaires pour relever ces défis, ainsi que les opportunités économiques que la transition vers le net zéro pourrait offrir aux entreprises et à l’économie belge.

En tant que fervents défenseurs de la construction durable, nous avons synthétisé les points clés du rapport concernant le secteur du bâtiment.

 

La Belgique a une opportunité unique de réduire sa dépendance énergétique. Actuellement, le pays ne produit que 5 % de ses besoins énergétiques, mais en suivant une stratégie net zéro, ce chiffre pourrait atteindre 50 %.

 

Les leviers essentiels pour y parvenir :

  • Augmenter la production d’énergies renouvelables (solaire, éolien)
  • Améliorer l’efficacité énergétique dans tous les secteurs
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Les transformations nécessaires

 

Pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, la quasi-totalité du parc immobilier belge devra être rénovée en profondeur : 5,5 millions de bâtiments sur les 5,7 millions existants devront atteindre une performance énergétique A. Comment ?

  • Rénovations énergétiques profondes
  • Nouvelles constructions & reconstructions
  • Abandon progressif des énergies fossiles

Objectifs clés d’ici 2030

  • 30% des bâtiments doivent être hautement isolés
  • 20% doivent être équipés de pompes à chaleur

 

Le marché de la rénovation énergétique pourrait doubler, tandis que le rythme des rénovations profondes devra être multiplié par 25 (passant de 10 000 à 250 000 bâtiments par an d’ici 2030).

Cela va demander: 
🔹 Demande massive de matériaux de construction et de main-d’œuvre qualifiée
🔹 Innovations en matière de méthodes de construction durables, efficaces et rentables
🔹 Adaptation immédiate des programmes de formation et d’éducation

415 milliards d’euros: L’investissement nécessaire pour atteindre l’objectif « zéro » net

Selon l’analyse de McKinsey, l’atteinte de l’objectif net zéro nécessitera un investissement supplémentaire d’environ 415 milliards d’euros, les bâtiments et l’électricité représentant la part la plus importante.

Répartition des investissements:

  • 45%: pris en charge par les ménages (logements et rénovations)
  • 40%: par les entreprises
  • 15%: par les fournisseurs d’infrastructures (énergie, transport, industrie)

 

 

L’ampleur de cette transition est sans précédent, mais l’opportunité de construire une Belgique plus durable, plus économe en énergie et plus résiliente l’est tout autant.

Le défi est de taille, mais l’impact potentiel est transformationnel.

Are we ready to build the future?

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Saisir les opportunités de croissance verte : investir dans la rénovation énergétique profonde

La transition durable mondiale n’est pas seulement un défi : c’est aussi une opportunité économique majeure. Pour la Belgique, cela signifie capitaliser sur le marché émergent des rénovations et reconstructions de bâtiments.

 

Une demande européenne croissante : Les bâtiments à travers toute l’Europe devront être rénovés, reconstruits ou remplacés pour atteindre les objectifs de neutralité carbone.

    • Un marché à 400 milliards d’euros : En Belgique, le potentiel de rénovation énergétique représente un investissement cumulé de 400 milliards d’euros entre 2023 et 2050, dont 210 milliards en nouveaux investissements.

 

  • Un secteur en pleine expansion : De 2030 à 2050, le marché belge de la rénovation énergétique pourrait atteindre 16 milliards d’euros par an, créant ainsi un nouveau secteur de croissance pour les entreprises spécialisées.
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Points clés du rapport McKinsey sur les bâtiments

  • 240 millions de bâtiments en Europe (dont 5,5 millions en Belgique) nécessiteront une rénovation énergétique ou une reconstruction pour atteindre les objectifs 2050.
  • Une décarbonation complexe, nécessitant des décisions rapides pour coordonner les nombreux acteurs impliqués.
  • L’amélioration de l’isolation est essentielle, pouvant réduire les besoins en chauffage de la Belgique par 2,5 fois d’ici 2050.
  • Remplacer le chauffage fossile par l’électrification, les biocarburants et le chauffage urbain sera crucial pour la décarbonation du bâti.
  • Un marché en pleine croissance : les rénovations énergétiques dans l’UE passeront de 210 milliards d’euros par an aujourd’hui à 380 milliards en 2030, atteignant presque la taille du marché des véhicules électriques.
  • La Flandre impose des rénovations obligatoires, avec des exigences de performance énergétique renforcées pour les bâtiments vendus à partir de 2040.

 

Les décisions en matière d’investissements structurels doivent être prises rapidement – dans les deux prochaines années – en raison des délais nécessaires à leur mise en œuvre.

 

L’urgence est là, l’investissement est colossal, mais l’impact potentiel est transformateur. La Belgique a une opportunité unique de devenir un leader en construction durable – allons-nous la saisir ?

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